Le nouveau village

LA LIBERATION DE MONTFAUCON

 

Le 26 septembre 1918, l'offensive Meuse-Argonne est lancée. L'objectif est de briser les lignes ennemies qui vont de la Meuse à l'est jusqu'à la forêt argonnaise à l'ouest.

 

Les troupes américaines entrent dans le village en ruine le 27 septembre 1918. Montfaucon est libéré.

 

 

Il ne reste de Montfaucon que quelques pans de murs noircis par les incendies, des champs dévastés par les obus et des forêts aux arbres mitraillés

  

 

 

LE RETOUR DES HABITANTS

 

Peu à peu, les habitants reviennent au pays. Des baraquements provisoires sont mis à leur disposition.

 

La vie reprend, il faut reconstruire. 

Le nouveau village - Au premier plan, les vestiges de l'ancien village (cliquer sur la photo pour l'agrandir)
Le nouveau village - Au premier plan, les vestiges de l'ancien village (cliquer sur la photo pour l'agrandir)

 

 

LA RECONSTRUCTION

 

Montfaucon ne sera pas rebâti sur la colline mais au pied de celle-ci.

 

La reconstruction s'étale de 1919 à 1926

La mairie est bâtie mais l'église n'est pas encore construite.(cliquer sur la photo pour l'agrandir)
La mairie est bâtie mais l'église n'est pas encore construite.(cliquer sur la photo pour l'agrandir)

Il faut réorganiser les services, les bureaux de poste, les lignes téléphoniques, rétablir les réseaux de distribution d'eau.

Pour le transport des matériaux destinés à la reconstruction, les routes doivent être remises en état.

 

En 1911, on dénombrait 790 habitants à Montfaucon. En 1926, le village compte 435 âmes.

Les familles sont revenues, leurs enfants sont nés ailleurs pendant la guerre, dans la Marne, dans le sud Meusien, à Paris ... mais elles sont revenues.

Il y a des cultivateurs, Georges Marchand, Edmond Rougeaux, Emile Bellinger, Gabriel Beausoleil, Jules Moreau, Lucien Debauve, Leon Noël, Joseph et Paul Vitry, Albert Freminet, tous nés à Montfaucon à la fin du siècle dernier.

Le village reprend vie avec Paul Curé, le boucher; Paulin Sartelet, le boulanger; l'instituteur Camille GAILLET et son épouse, institutrice elle aussi. Cantonniers, facteurs, peintres, bourrelier, charpentiers, maçons....